Du Cénacle à la Pentecôte : « Que tous soient un »

Du Cénacle à la Pentecôte : « Que tous soient un »

Entre le 7ème dimanche de Pâques et la Pentecôte, la liturgie nous fait habiter un temps singulier : celui de l’attente priante. Au Cénacle, les disciples – avec Marie – « étaient tous assidus à la prière » (Ac 1,14). Ils ne savent pas encore ce qui vient. Mais ils demeurent ensemble, dans la confiance et dans la paix.

C’est dans cet espace de silence et de disponibilité que la prière de Jésus prend tout son poids : « Père saint, garde les dans ton nom… que tous soient un, comme nous sommes un » (Jn 17,11). Ce « nous » trinitaire n’est pas une formule abstraite ; c’est l’origine et la destination de toute vie chrétienne. Avant même que l’Esprit descende, Jésus prie pour que cette unité soit déjà accordée.

Puis vient la Pentecôte : souffle impétueux, langues de feu, paroles saisies par des hommes de toutes les nations. L’Esprit ne dissout pas les différences, il les féconde. « À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien commun » (1 Co 12,7). L’Église naît alors, non pas uniforme, mais profondément une. Cette unité reçue comme don de l’Esprit, nous pourrions la vivre d’une manière particulièrement sensible cet automne.

La Conférence des évêques de France a annoncé, le 6 mai dernier, qu’une visite apostolique du pape Léon XIV est envisagée en France pour fin septembre, avec des étapes à Paris et à Lourdes. Ce serait la première vraie visite pastorale d’un Souverain Pontife sur notre sol depuis Benoît XVI en 2008. Quelle grâce pour l’Église de France, et pour nous à Paris ! Préparons-nous à l’accueillir, non comme un événement spectaculaire, mais comme un signe vivant de cette unité pour laquelle Jésus a prié au soir du dernier repas. L’Esprit qui a rassemblé les nations à Jérusalem est le même qui nous rassemble aujourd’hui pour continuer ensemble à vivre de l’Évangile. Bonne fête de la Pentecôte à tous !

 

Père Sébastien Waeffler, curé