« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer

des ouvriers pour sa moisson. »

 Ce dimanche, la liturgie de la Parole est une invitation à vivre pleinement notre mission de chrétiens au service du Royaume, dans le monde d’aujourd’hui, et de la vivre « au Nom du Cœur ». Jésus nous appelle et nous envoie… comme il l’a fait pour ses disciples.

Pas de titre honorifique, pas de première place, nous sommes les ouvriers pour la moisson, envoyés en disciples pour dévoiler la profondeur et la richesse du Mystère du Christ. La consigne nous est donnée : « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. » [Mt 10, 8b]

Face au désarroi des foules, ignorantes de Sa Présence réelle, comme les disciples d’il y a 2000 ans, nous sommes appelés à faire découvrir au monde la face du Christ. Réapprenons à être les linceuls de notre baptême, marqués de cette onction indélébile et soyons dans nos vies des signes visibles du Dieu invisible. Nous ne sommes pas seuls.

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi, je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est au cieux… » [Mt 10, 32]

Jésus est Le Chemin, la Vérité et la Vie. Exclamons-nous plein de confiance en la divine Providence. Et comme croyant, puisons notre inspiration dans les trois grands livres : le livre de la Nature, le livre de la Sainte Ecriture et le livre de la Liturgie. Et comme ouvriers, participons « à l’édification d’une conscience humaine ancrée dans le monde, ouverte à Dieu, illuminée et sanctifiée par le Christ » [pape Benoît XVI, dédicace de l’église de la Sagrada Familia, 7/11/2010]. Etablissons des ponts entre la beauté, la bonté et la vérité qui nous feront découvrir le visage de Dieu, Dieu qui est La Beauté.

Avec confiance, redisons-nous que les fondations de ces ponts, c’est Jésus-Christ. « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson ».

Profitons de la présence de nouveaux catéchumènes, de nouveaux communiants, dans nos communautés pour redire notre foi et être des signes vivants de notre Eglise dans le monde.

Faisons vivre notre vocation de chrétien, celle d’accoucher de l’humanité, de notre humanité, collectivement et individuellement. Construire l’Homme et se redire ce passage de la lettre à Diognète (fin IIème s) « Ce que l’âme est dans le corps, les chrétiens le sont dans le monde ».

 

Philippe Cabirol, diacre permanent