Le Cantique de fin silence de l’Ascension à Pentecôte, un chemin de contemplation
du 14 mai au 25 mai 2026 par Marie-Claire Roux
JE SUIS Le Chemin La Vérité La Vie Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la Vie (Jean 14 et 8)
JE SUIS Au commencement est l’Etre, la Gloire de Dieu, au commencement est le Silence. Du Silence est née la Création et la Vie s’est manifestée, et au temps que Dieu a voulu de toute éternité, le Verbe s’est fait chair.
Le monde aujourd’hui, notre monde est encore en douleurs d’enfantement : bruit, trop de bruits assourdissants, de souffrances, d’ombres, de ténèbres, de grossièreté au plus haut niveau de ceux qui le dirigent.
Que peut signifier alors ce geste apparemment insignifiant, dérisoire de prendre encore un pinceau et de peindre ?
Mais c’est dans cet aujourd’hui du monde précisément, que peuvent s’inscrire comme une parole de Vie, les moindres petits gestes humblement posés pour dire, témoigner, partager l’Espérance plus forte que la mort et incarner la puissance de la Vie, par quelques notes de musique, les mots d’un poème, des touches et des couleurs vivantes sur un papier.
Créer, peindre, c’est combattre la nuit et préférer les oeuvres de lumière à celles des ténèbres.
Peindre dans cet aujourd’hui, sur des supports de carte noire ce monde en attente de lumière et de vie, peindre pour ce monde sans le fuir, comme une promesse qui s’affirme plus forte que le bruit, pour parler plus haut que le malheur et l’injustice, pour affirmer que peu à peu c’est la Lumière qui gagne, que c’est certes un long chemin mais qu’il est bien le seul, sûr, solide et vrai.
Jérusalem, le Cénacle : de l’Ascension à la Pentecôte.
Un temps si précieux pour descendre dans le silence du coeur, oser s’arrêter un instant et contempler, pour que s’ouvre un passage, se laisser travailler par le creuset de l’Esprit, offrir en nous l’hospitalité au Souffle de Vie qui vient rejoindre l’infime et l’immense, nous confirmer la valeur infinie de ce qui ne semble que pure insignifiance aux yeux des puissants si aveugles à sa Lumière.
Peindre le Ciel bleu du juste qui peu à peu chasse l’ombre, se taire, écouter « jusqu’à n’en plus pouvoir » l’appel de l’Esprit qui habite à l’intime nos coeurs et laisser monter doucement en nous le Soleil de Justice, le Soleil eucharistique du Christ ressuscité qui unit en Lui tout le Cosmos, toute la Création…
Entendre alors chanter en nous, le Cantique de fin silence de l’Esprit Saint qui murmure à notre âme : Je te conduirai, je te consolerai et en Moi, dans la Joie, tu seras vraiment libre !
Marie-Claire Roux




